Un site vitrine pour un indépendant coûte entre zéro euro (si vous le faites vous-même et que votre temps ne compte pas) et plusieurs milliers d’euros chez une agence. Entre les deux, il y a des freelances, des abonnements, des contrats de location. Et des devis qui n’ont pas l’air de parler de la même chose.
Ils ne parlent souvent pas de la même chose, justement. Ce guide vous donne les ordres de grandeur, ce qui fait monter la facture, les frais qui arrivent après la mise en ligne, et les questions à poser avant de signer.
Les quatre façons d’avoir un site
| Solution | Ce que vous payez | Pour qui |
|---|---|---|
| Le faire vous-même (Wix, Squarespace…) | L’abonnement de l’outil, environ 15 à 40 € par mois, et beaucoup de votre temps | Ceux qui aiment bricoler et ont des soirées libres |
| Un freelance | De quelques centaines à quelques milliers d’euros, selon le périmètre | Un besoin clair, un budget serré |
| Une agence | Plusieurs milliers d’euros, souvent au-delà de 3 000 € pour du sur-mesure | Les projets complexes, les marques établies |
| Un abonnement, création incluse | Une mensualité fixe, rien ou presque à payer au départ | Ceux qui veulent un site pro sans avancer la somme |
Ces fourchettes sont larges parce que « un site » peut désigner une page unique comme une boutique de 300 produits. Ce qui compte, c’est de comparer des devis qui contiennent la même chose.
Ce qui fait varier le prix
Le nombre de pages, moins qu’on ne le croit
Ajouter une page coûte peu une fois le design posé. Ce qui coûte, c’est de concevoir ce design. Un site de cinq pages et un site de huit pages ont souvent un prix proche chez le même prestataire.
Le design : modèle ou sur-mesure
Un modèle acheté puis adapté va vite et coûte moins cher. Il a deux défauts : vous ressemblez à d’autres sites, et le modèle charge souvent beaucoup de code inutile, ce qui ralentit le site. Un design sur-mesure part de votre activité et de votre clientèle. Chez Madaria, la maquette est toujours sur-mesure et vous la validez avant qu’on écrive une ligne de code.
Les textes et les photos
C’est le poste que tout le monde oublie. Si vous fournissez vos textes et vos photos, le prix baisse. Si le prestataire rédige, c’est du travail en plus, et il doit apparaître sur le devis. Un site vide de contenu ne se classe pas sur Google, quel que soit son design.
Les fonctionnalités
Réservation en ligne, paiement, boutique, espace client, plusieurs langues : chacune ajoute du développement, et parfois un abonnement à un outil externe. Un module de réservation, par exemple, repose souvent sur un logiciel spécialisé avec son propre tarif mensuel.
Le référencement
Un site bien construit dès le départ (structure, titres, vitesse, données pour Google) coûte à peine plus cher qu’un site mal construit. Le rattraper après coup coûte beaucoup plus. Demandez toujours ce qui est prévu pour le référencement, et ce qui ne l’est pas.
Les frais qui arrivent après la mise en ligne
Un site a des coûts récurrents. Certains devis les cachent, d’autres les oublient de bonne foi. Voici la liste à garder en tête :
- Le nom de domaine : une dizaine d’euros par an pour un
.fr. Il doit être à votre nom, pas à celui du prestataire. - L’hébergement : de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois selon le site.
- La maintenance : mises à jour de sécurité, sauvegardes, surveillance. Sans elle, un site se dégrade, surtout un WordPress.
- Les modifications : changer un horaire, ajouter une prestation, remplacer une photo. Gratuit, inclus dans un forfait, ou facturé à chaque fois ?
- Les outils tiers : logiciel de réservation, envoi de SMS de rappel, adresse e-mail professionnelle, chacun avec son abonnement.
Faites le total sur trois ans. C’est souvent là que deux devis qui semblaient éloignés se rapprochent, ou l’inverse.
Abonnement ou achat : comment choisir
Deux modèles coexistent aujourd’hui, et aucun n’est meilleur dans l’absolu.
L’achat : vous payez la création une fois, puis vous gérez (ou faites gérer) l’hébergement, la maintenance et les modifications. C’est intéressant si vous avez la trésorerie et que votre site bouge peu. Demandez au prestataire ce qu’il fait en cas de panne, et combien il facture une modification. Chez Madaria, une panne qui vient de notre travail est réparée gratuitement, et les modifications sont facturées à l’heure, 30 € HT de l'heure.
L’abonnement : vous payez une mensualité qui comprend la création, l’hébergement, les mises à jour et un peu de modifications chaque mois. Rien à avancer, rien à gérer. En échange, vous vous engagez sur une durée minimale.
Pour vous donner un exemple concret, voici nos deux formules principales :
| Vitrine | Visibilité | |
|---|---|---|
| En abonnement | 49 € HT par mois, création incluse | 79 € HT par mois, création incluse |
| Sur un an | 588 € HT | 948 € HT |
| En une fois | 690 € HT, puis frais récurrents à part | 1 490 € HT, puis frais récurrents à part |
L’abonnement engage sur 12 mois, puis il est résiliable à tout moment. Le nom de domaine reste à votre nom si vous arrêtez.
Le bon réflexe : si vous changez souvent votre site (horaires, tarifs, nouvelles prestations), l’abonnement revient vite moins cher, parce que les modifications sont comprises. Si votre site bouge peu et que vous savez vous débrouiller, l’achat se rentabilise sur la durée.
Les pièges à éviter
Le site loué qui ne vous appartient pas
Certains contrats de location engagent sur 36 ou 48 mois, à un tarif mensuel élevé, et le site disparaît à la fin sans que vous puissiez le récupérer. Lisez la durée d’engagement, et ce qui se passe quand vous arrêtez : récupérez-vous le site, les textes, le nom de domaine ?
Le nom de domaine au nom du prestataire
C’est votre adresse sur internet, celle qui est imprimée sur vos cartes et votre camion. S’il est enregistré au nom du prestataire, vous en dépendez. Exigez qu’il soit à votre nom dès le départ.
Le prix d’appel sans les frais récurrents
Un site à 300 € qui demande ensuite 40 € par mois d’hébergement et 60 € par modification n’est pas un site à 300 €. Demandez toujours le coût total sur trois ans.
Le modèle vendu comme du sur-mesure
Demandez à voir la maquette avant le développement. Si le prestataire ne peut pas vous montrer de maquette, c’est souvent qu’il part d’un modèle existant.
Les questions à poser avant de signer
- Le nom de domaine sera-t-il à mon nom ?
- Qu’est-ce qui est inclus après la mise en ligne, et qu’est-ce qui est facturé à part ?
- Combien coûte une modification simple, comme changer un horaire ?
- Est-ce que je verrai une maquette avant le développement ?
- Qui rédige les textes, et qui fournit les photos ?
- Que se passe-t-il si j’arrête : est-ce que je récupère mon site ?
Un bon prestataire répond à toutes ces questions sans hésiter, et par écrit dans le devis.
En pratique
Pour une vitrine d’artisan, de commerce ou d’indépendant, prévoyez un budget clair pour la création et une ligne pour les frais annuels. Comparez des devis qui contiennent la même chose, sur trois ans.
Si vous voulez un chiffrage précis pour votre activité, décrivez-nous votre projet en deux lignes : vous recevez un devis détaillé sous 24 heures, avec tout ce qui est inclus et tout ce qui ne l’est pas.

Fondateur de Madaria, je conçois et je code des sites pour des indépendants et des TPE, de Lyon à Capbreton. En savoir plus